eLife publie les travaux d’une chercheuse de AIMS sur le traitement du VIH

KIGALI, Rwanda, le 2 Février 2021, -/African Media Agency (AMA)/- Le magazine eLife a publié un article intitulé “A Mechanistic Model for long-term Immunological outcomes in South African HIV-infected Children and Adults receiving ART” [Un modèle mécaniste pour des résultats immunologiques à long terme pour les enfants et les adultes sud-africains infectés par le VIH et recevant le TAR], à la suite d’une récente étude.

Mené par Eva Liliane Ujeneza, ancienne étudiante d’AIMS et doctorante affiliée à AIMS et au South African Center of Excellence for Epidemiological Modelling and Analysis (SACEMA) du Cap, l’article associe des données cliniques et une analyse mathématique pour comprendre de quelle manière la numération des cellules T est affectée par l’infection et le traitement selon l’âge.

 
« La pandémie mondiale de VIH reste omniprésente dans le monde », a mentionné Eva Liliane Ujeneza. « Bien que le traitement antirétroviral (TAR) prévienne les effets hautement destructeurs sur les cellules T CD4 du système immunitaire, la réponse au traitement varie selon les patients, pour des raisons que l’on ne comprend pas entièrement. Notre étude fait appel à une méthode à la fois mathématique et empirique visant à démontrer dans quelle mesure l’âge, le sexe, ainsi que d’autres paramètres, influencent la récupération des cellules T CD4 après le début du traitement et de quelle manière ces effets varient au cours du temps », a-t-elle déclaré.
 
« Plusieurs études antérieures ont quantifié les effets du TAR sur les lymphocytes T CD4,» a souligné le Professeur Wilfred Ndifon, co-auteur et Directeur Scientifique chez AIMS. Ces études faisaient généralement appel à des modèles mathématiques dits « semi-mécanistes » dont l’analyse intégrait de manière ponctuelle des numérations de référence de cellules T CD4 provenant d’individus sains. L’étude d’Eva Liliane Ujeneza est la première à mettre en œuvre un modèle mathématique qui fournit un aperçu mécaniste des changements subis par les cellules T CD4 pendant le TAR, tout en permettant une comparaison systématique avec les changements constatés chez les individus sains. Nous sommes ravis de l’incidence imminente de ces observations. L’une des applications possibles consiste à projeter des valeurs normales de taux de récupération des cellules T CD4 chez des patients pédiatriques atteints du VIH en TAR, de manière à détecter facilement les cas de récupération anormale », a-t-il déclaré.
 
La redoutable pandémie de la COVID-19 a détourné l’attention par rapport au VIH / SIDA. Selon l’ONUSIDA, depuis le début de la pandémie du VIH / SIDA, environ 75 millions de personnes ont été infectées par le virus et plus de 30 millions de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA. Grâce au développement du TAR que de nombreux patients devront recevoir toute au long de leur vie pour pouvoir vivre en bonne santé, cette pandémie est moins dévastatrice à l’heure actuelle. Cette étude analyse les effets à long terme du traitement antirétroviral, en mettant en évidence les variations selon l’âge et le sexe. Les conclusions de cette recherche seront très utiles aux acteurs de la santé publique (médecins, sociétés pharmaceutiques et ministères de la santé publique) pour la gestion du traitement du VIH / SIDA. Lire l’article ici.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ll’Institut Panafricain des Sciences Mathématiques.

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